Côté Maman

L’arrivée du 1er enfant : quand on devient maman

Je fais partie de celles qui a 15 ans déjà disaient : « je ne vois pas ma vie sans enfants, ça serait un échec pour moi de ne jamais en avoir ». *Me voilà doublement comblée alors.* Avoir des enfants, c’était pour moi dans la continuité de ma vie. J’ai rencontré papaTom et nous avions tous les deux cette envie de fonder une famille.

D’ailleurs une famille, ça veut dire combien d’enfants pour vous ? Pour moi, au 1er enfant, on devient parents, au 2ème enfant on forme une famille. Avec papaTom, nous tâchons encore de répondre à la question de la famille idéale en termes de nombre d’enfants. Je n’ai pas encore le sentiment que ma famille est complète. *L’avenir nous le dira !*

Devenir maman, c’est une étape qui est banale aux yeux de la société. Pourtant, quand vous le vivez, c’est quelque chose d’extraordinaire qui chamboule toute votre vie. Alors pour vous parler de cette étape si spéciale dans la vie d’une femme, revenons quelques mois en arrière. Car finalement, on ne devient pas maman uniquement le jour de la naissance comme sur le papier. On le devient dès qu’on apprend qu’on est enceinte. Dorénavant, nous devons prendre soin de quelqu’un d’autre que nous.

Le test & la déception

Je me souviens de ce jour où j’ai fait ce fameux test. *Celui où on doit faire pipi sur un bâton qui va déterminer notre avenir ! Je ne pensais pas qu’un bâton aurait un jour tant d’importance dans ma vie*. Ce jour où en voyant la croix apparaitre je me suis mise à trembler. *Et pourtant j’en rêvais de ce +*. Tout s’est alors mélangé dans ma tête, le bonheur, se dire ça a marché, je peux procréer et puis tous les doutes qui débarquent. *On ne les avait pas invités pourtant*.  « Mais qu’est-ce qu’on a fait ? » C’est réel, dans 9 mois notre vie va changer. *Et je ne me doutais pas encore des années qui allaient suivre ^^*.

Malheureusement, j’ai eu plus de 9 mois pour m’y faire. Cette 1ère grossesse s’est soldée en fausse couche naturelle à peine 3 semaines après l’avoir appris. Et à ce moment, le fameux « mais qu’est-ce qu’on a fait ? » s’est transformé en « J’avais déjà imaginé pleins de choses que je ferais avec ce petit être ». Alors voilà, mon bébé de juillet 2015 ne sera pas ! Je retiendrais toujours la phrase de ma gynécologue alors : « Une femme sur 2 qui aura 3 enfants fera une fausse couche dans sa vie, la vôtre, elle est faite, la prochaine sera la bonne ! » Ça a eu un effet motivant et m’a reboosté malgré la tristesse et les larmes !

Le nouveau test

A peine 3 mois avaient passé depuis ma fausse couche quand, lors de notre voyage en Martinique nous avons découvert qu’un petit passager clandestin s’était invité depuis 3 semaines dans mon ventre ! *Pour ceux qui ont suivi mon article sur notre voyage aux USA en 2017, vous verrez que nous apprenons les grossesses de nos enfants en voyage ou juste avant de partir à l’autre bout du monde. Les parents de PapaTom ont donc décrété qu’à notre prochain grand voyage, nous aurons une grossesse à leur annoncer à notre retour.* La réaction n’a absolument pas été la même que la 1ère fois, se dire ENFIN celle-ci c’est la bonne. Tout aussi étonnant que cela puisse paraître j’y croyais beaucoup plus cette fois-ci que lors du 1er test. Je parlais de mon stress de la fausse couche tous les jours à PapaTom. Alors que cette grossesse j’avais le sentiment que, oui, c’était la bonne. *Intuition féminine ou instinct de maman, on ne le saura probablement jamais.*

La naissance

Après une grossesse relativement sereine et sans accros majeurs, il y a 3 ans jour pour jour, le 28 octobre 2015, soit 14 jours avant la date de mon terme, je suis devenue maman pour la 1ère fois. L’accouchement s’est bien passé. L’attente à la suite de la fissure de la poche des eaux a été un peu longue. Mais, une fois que le travail a démarré, MlleV ne s’est pas trop fait attendre. Elle devait finalement aussi être pressée de nous rencontrer !

Alors, je vais peut-être démystifier la chose mais je n’ai pas ressenti ce qu’on entend souvent « j’ai été submergé par cet amour », « je pleurais ». Non, j’étais contente d’y être arrivé et qu’elle soit enfin sortie et très heureuse de la rencontrer mais l’amour pour elle est venu au jour le jour. Je n’ai pas eu de « révélation », j’étais même plutôt impressionnée par ce petit être.

En revanche, il y a une chose à laquelle je n’étais pas préparée : LA RESPONSABILITÉ. En effet, du jour au lendemain, on passe de « je fais ce que je veux quand je veux » à « je suis responsable d’un autre être humain ». J’avoue que les premiers temps, cette responsabilité m’a beaucoup inquiétée et déstabilisée. Les premiers jours, à la maternité, il m’arrivait de la regarder et de me mettre à pleurer sans raison. *Merci la chute des hormones…*. PapaTom qui s’absente et hop de nouveau le torrent de larmes…

Un beau mélange d’émotions m’a alors submergée :

  • La fierté d’avoir réussi à faire la 8ème merveille du monde. *En toute objectivité bien sûr, les mamans me comprendront.*
  • L’angoisse de ne pas y arriver,
  • La joie d’être enfin maman,
  • Toujours cette responsabilité qui pèse désormais sur mes épaules. *Le premier jour, cette petite fille qui ressemblait aux photos de moi bébé me donnait envie de dire à ma maman vient m’aider pour m’en occuper.*

Les jours d’après

Et puis, les jours passent et arrive le moment où l’on doit quitter le petit cocon de la maternité. C’est-à-dire où cette fameuse responsabilité est encore un peu partagée avec les sage-femme et puéricultrices qui passent régulièrement et auxquels on peut se remettre pour toutes inquiétudes. J’avais hâte et peur en même temps. Hâte de retrouver ma maison, mes habitudes, de pouvoir installer MlleV dans sa chambre que nous avions mis plusieurs mois à préparer. Mais peur de ne pas y arriver, de mal faire, qu’elle attrape des maladies… *Bref, avec du recul une angoisse de maman normale.*

Les jours qui ont suivi, n’ont pas été mieux à ce niveau-là. Je me demandais comment moi, j’allais pouvoir prendre soin d’un si petit être. Me dire qu’elle se remettait totalement à moi m’impressionnait beaucoup. Il m’a finalement fallu du temps pour prendre confiance en moi et prendre conscience que oui, j’allais y arriver. Et à ce moment-là, chaque étape est une petite victoire et on ressent une grande fierté d’y être arrivé. J’ai la chance d’avoir papaTom qui participe beaucoup à la maison. A notre retour de la maternité nous étions une équipe. Alors la veille du retour de papaTom au travail, les inquiétudes ont ressurgi, j’étais angoissée qu’il s’absente une journée complète, de me retrouver en tête à tête avec MlleV. *Super PapaTom est même rentré manger le midi, il ne l’avouera peut-être pas mais sa toute petite lui manquait.* Nous avons ensuite eu la 1ère étape de l’absence pour la nuit de papaTom et au fur et à mesure des mois la confiance est arrivée et j’ai aussi appris à connaître mon bébé. Car vos tout-petits savent très bien se faire comprendre quand on prend le temps de les observer.

Et donc devenir maman ?

L’entrée dans le monde de la maternité n’est pas évident et chacune le vivra différemment. Ça ne se passe que rarement comme on l’avait imaginé. Mais surtout, il ne faut pas s’inquiéter d’avoir l’impression de mal faire, de ne pas être à la hauteur. Car finalement, se remettre en question est toujours la clé de la réussite. On apprend à devenir maman au fil du temps, sur le tas comme on dit. *Ne cherchez pas, il n’y a pas de formations.* Entourez-vous des bonnes personnes et mettez de côté les « y a qu’à », « faut qu’on ». Mais surtout : faites-vous confiance !

Et vous comment avez-vous vécu l’arrivée de votre 1er enfant ?

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