Côté Maman

Récit d’accouchement – Le 26 janvier 2018

✯ Le début du travail

Revenons au 25 au soir, j’ai un petit doute sur une éventuelle fissure de la poche des eaux. Pour MlleV, j’avais fissuré la veille, nous étions allés directement à la maternité et on m’avait gardé. Mais le travail n’avait pas encore commencé. Je garde donc le souvenir d’une nuit d’attente dans une chambre de maternité avec un papaTom et moi-même qui n’avons pas très bien dormi.

En ce 25 janvier, j’ai bien l’intention de ne pas refaire la même chose et comme ma mère n’arrive que le lendemain, je me dis on tente de passer la nuit à la maison et on ira voir demain matin si j’ai toujours un doute.

La nuit s’est relativement bien déroulée malgré un réveil vers 3 heures du matin dû à une forte contraction. Au réveil vers 7h, je pers toujours du liquide. J’en suis maintenant persuadée, c’est une nouvelle fissure. Je sens également des contractions un peu plus souvent, mes contractions ne sont pas très douloureuses mais reviennent tout de même toutes les 10 minutes pendant 1h. J’envoie un sms à ma mère en lui disant que c’est probablement pour aujourd’hui afin qu’elle gère de récupérer la grande chez la nounou. Vers 8h en allant aux toilettes, j’ai des pertes rosées, plus de doutes, je suis prête à mettre ma main à couper que c’est pour aujourd’hui. Tous les signaux sont là.

Je dis à papaTom que finalement j’irais bien contrôler ce matin !! *Après lui avoir dit une heure plus tôt, non non c’est bon tu peux aller au travail, la femme sur le point d’accoucher manque clairement de constance.* Je prends ma douche tranquillement. PapaTom va déposer la grande chez la nounou. Nous l’avons bien briefé sur les évènements à venir et que sa mamie viendra la chercher. On attend que les bouchons du matin soient passés. *Histoire de mettre 15/20 minutes à aller à la mater et non plus d’une heure. L’idée d’accoucher dans la voiture au milieu des bouchons ne me tente pas trop.*

✯ L’arrivée à la maternité

A 10h30, on arrive à la maternité. Je suis prise en charge par une sage-femme qui me fait un monito. J’ai des contractions mais pas encore ultra régulières. J’attends avec impatience qu’elle contrôle le col et fasse le test. Après le monito, elle me fait le contrôle de perte de liquide et bingo il vire au bleu direct, j’ai bien fissuré, elle sent toujours la poche des eaux bien bombée. Au contrôle du col, totalement effacé, mou et ouvert à 3. Elle nous dit d’aller faire l’admission, ça me fera marcher. Ensuite, elle nous montera au bloc accouchement. *Ce devient concret, je commence petit à petit à réaliser que ce 26 janvier va de nouveau changer ma vie à jamais.*

✯ La salle de naissance

A 12h15, on m’installe en salle d’accouchement et là je dis à la SF que je n’ai pas particulièrement de projet de naissance mais que j’ai mal vécu que pour ma 1ère on m’oblige à rester allongée.  *Pour ne pas perdre le monito du bébé et qu’on m’avait percé la poche des eaux et mis une perfusion d’ocytocine en même temps, alors que je souhaitais attendre un peu pour avoir la péri.* Là je lui dis que je souhaite avancer sans péri dans un premier temps et pouvoir marcher ou me tourner si besoin.

On parle aussi du fait que j’ai fissuré depuis plus de 12h donc qu’elle doit me passer un médicament contre l’infection et qu’il sera à renouveler toutes les 4h. On échange sur le fait de percer la poche des eaux de suite et je demande si on peut attendre un peu pour voir comment ça évolue. Je l’ai trouvée très à l’écoute et elle m’a laissé vraiment faire comme je le souhaitais. A 14h, elle recontrôle et malgré des contractions beaucoup plus régulières je suis à 5 ! Je prends alors la décision qu’on perce la poche. Mais ayant gardé un mauvais souvenir de cet épisode du 1er accouchement, elle me propose de poser la péri avant de percer la poche ce que j’accepte.

A 14h25 la péri est posée mais je fais un malaise vagal (tension a 8.5) et je me sens un peu nauséeuse. *En me mettant sur le côté, ca va nettement mieux mais je dois repasser sur le dos à plusieurs reprises pour que le produit de la péri se diffuse.* A 15h, je suis à 6cm et comme ça commence à aller un peu mieux, elle me perce la poche des eaux.

✯ La naissance

Après je me dis que j’en ai pour un moment. Mais vers 15h50, je sens une sensation bizarre donc je dis à papaTom d’appeler la SF. Elle me réexamine un peu avant 16h et me dit vous êtes à 8, ca avance bien ! Elle me fait me mettre sur le côté pour que le dos de la petite se tourne du bon côté. Elle repart et je commence déjà à sentir comme une envie d’aller à la selle, je me dis : « pas déjà ». Et puis vers 16h10 je dis à papaTom « en fait rappelle-la ». PapaTom ouvre la porte du couloir pour appeler la SF. Il se retourne et me dit je ne vois personne, tu peux attendre un peu. *Comment dire à un homme que non, retenir un bébé qui a décidé de naître ne peut pas vraiment attendre…*

Je me souviens avoir regardé l’horloge, lorsque la sage-femme est arrivée avec la puéricultrice. Il était 16h13. Elle m’examine et dit à oui elle est là on s’installe. *On oublie la phase de préparation psychologique, la fin arrive à vitesse grand V*. La puéricultrice appelle le gynéco de garde vu que la mienne est en congé. *En polyclinique, un gynéco assiste systématiquement à l’accouchement. * Et là je sais qu’avant de poussé je regarde l’heure il est 16h16.

J’ai envie de pousser, la SF me dit que c’est bon je peux y allez. Je sens bien le bébé qui avance. Ca me fait mal. *Je crois que je n’avais pas réappuyé sur le bouton de la péri depuis un moment donc je sens bien le passage*. Je dis que à la SF « ça me fait mal » tout en poussant. La SF me dit que je fais du bon travail.

Moi je n’ai pas l’impression, elle me propose de mettre main pour sentir la tête. C’est incroyable, dès que je sens sa tête, je sais qu’elle est là et mes forces se décuples. Je pousse sans discontinuer !! Je me souviens de la SF qui me dit que je peux faire une pause mais non je la sens bien. J’ai besoin que la douleur s’arrête alors je pousse comme une folle. Je sens le premier soulagement quand la tête est passée. Une poussée pour les épaules et là on me dit de tendre les bras pour attraper ma fille. Il est 16h23, LittleC est née après une poussée ultra intense que je ne suis pas près d’oublier. Mais malgré la douleur de l’instant cela reste un super souvenir !

LittleC atterri doucement dans mes bras. La SF me dit c’est normal, ça a été très intense et très rapide pour elle aussi. Elle se remet doucement. Ma magnifique petite fille de 3,580 kg et 52 cm est dans mes bras.

Quand je repense à cet accouchement, un an plus tard, je me rends compte que je ne suis pas prête à m’arrêter à 2 enfants. Je souhaite encore vivre un moment d’une telle intensité.

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